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Cet été, lors après une plongée profonde, un plongeur a été victime d'un
accident de désaturation. Il s'est avéré qu'au moment de la remontée,
l'intéressé s'est assuré de la libération de son ancre, ayant pour
conséquence d'effectuer une halte dans une zone considérée comme
profonde et un effort sommaire à ce moment-là. De plus, il a également
observé une halte indiquée par son ordinateur sur un palier qui peut
être considéré comme profond.

Outre l'effort fourni lors d'une phase de désaturation, la corrélation
entre l'accident de décompression et le palier profond observé, pose une
nouvelle fois la question de cette pratique. Aussi je saisis
l'opportunité afin d'effectuer un rappel concernant l'emploi des paliers
profonds lors des plongées à l'air.

La plus part de nos ordinateurs proposent des paliers profonds. Cette
capacité est définie sur l'appareil par –« Deep Stop » ou « PDIS ». Elle
a été intégrée pour des plongées à l'air alors que les modèles
mathématiques de références (Bühlmann, RGBM, VPM) ne les ont jamais pris
en compte.

De plus, aucune étude scientifique n'a prouvé l'efficacité des paliers
profonds dans la réduction des bulles. Mais surtout, une étude de la
Marine Nationale présentée en septembre 2014 a démontré (en se basant
sur les MN90) que non seulement les paliers profonds à l'air ne
réduisaient pas les niveaux de bulles, mais qu'ils étaient dangereux
d’autant plus dans un contexte de plongée successives. Elle conduirait à
générer plus de bulles que les paliers conventionnels et donc
augmenterait le risque d'accident. Conformément aux recommandations, je
vous invite à désactiver l'option palier profond de votre ordinateur.

Référence bibliographiques :
Paliers profonds : points sur la question – site www.plongee-plaisir.com
Alain Foret le 23 juillet 2019
Bulletin de médecine subaquatique et hyperbare décembre 2006

Je vous souhaites de bonnes bulles
Julien LAFFINEUR
Responsable technique
CODEP 90 FFESSM

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